Je suis venu pour faire un des mes tous premiers "vrais" vols solo.
Je m'explique. Actuellement, les vols solo étaient :
- je retrouve David mon instructeur, pour quelques minutes de vol
- il vérifie que je suis toujours ok
- il me teste, panne moteur, panne de volets, panne d'instruments ...
- si tout est ok, je "largue" David au parking, et je repars seul
Aujourd'hui, c'était différent.
- J'arrive seul à l'aéroclub.
- Un instructeur sur place m'autorise à voler, les conditions le permettent largement (seules quelques perturbations, et un bon vent de travers, mais je sais faire).
- Je vérifie la quantité de carburant à bord.
- Je fais ma visite prévol de l'appareil
- Je prends note de la Météo du jour, donnée par la tour de contrôle
- Je fais toutes mes Check-lists
- Je mets en route le moteur
- Je demande la Clearance pour rouler jusqu'à la piste
- Je fais mes essais moteur
- Je demande la Clearance pour décoller
- Je décolle
- Je fais un tour de piste
- Je fais un Touch & Go
- Et je vole pendant 40 minutes
Et tout ça, tout seul, avec personne pour vérifier une erreur qui pourrait être commise.
C'est dans ce vol où j'ai pris pleinement conscience de l'importance d'une telle rigueur, enseignée par David.
J'apprécie son enseignement et sa pédagogie.
Je n'ai pas de photos, forcément, j'étais plus affairé à tout faire correctement, que de prendre des photos ;o)
Tout s'est super bien passé, une belle émotion en ramenant le F-GBQL (un Cessna 150) au point de parking (avec presque que des atterrisages propres, pas si facile avec ce vent de travers).
Si la météo est clémente demain, c'est reparti pour 40/45 minutes, avec demain, des simulations de pannes volets.
2 commentaires:
Salut Tom,
Ce matin, sur la route entre Andeville et Autoliv, j'ai comme une pulsion incontrolable : cumulus, ciel bleu, ca provoque une interruption dans le petit processeur qui me sert de cerveau,.. et là, une envie incontrolable de voler me prend. Coup de bol, j'ai ma licence dans mon portefeuille.
Je passe une bonne partie de la matinée à chercher un collègue volontaire pour m'accompagner pendant la pause miam miam, finalement j'en trouve un, et c'est parti pour Persan.
Arrivée sur place : les avions font dodo, ils sont tout froids. On sort le premier aquila venu, prévol.. mauvaise surprise : le mec d'avant n'a pas fait le plein, les réservoirs sont à sec. Ca m'arrange pas vu le peu de temps qu'on a devant nous. Donc bref, je passe à la pompe, je fais un plein à ras la gueule en me disant que les petits copains qui passeront après seront contents de ne pas avoir à passer à la pompe. Seconde mauvaise surprise : il y a encore un problème avec ces satanées jauges.. tant pis, pour un local d'une demi heure et 5 heures de coco dans les ailes, pas besoin des jauges. Décollage en 28, demi tour et prise de cap vers le parc astérix. 75% de la puissance, 130 kt. Il court vite ce petit Aquila. Je laisse un peu le manche à mon pax qui monte dans un petit coucou pour la première fois de ça vie... en espérant que ces 2 minutes passées avec un manche entre les mains resteront gravées dans sa mémoire... demi tour, prise de cap sur Persan. Plantage du GPS qui refuse de me faire un 'goto nearest', bon vent de face qui nous donne du 105 kt en vitesse sol. Intégration, atterro un peu sportif avec de fortes rafales de vent. L'aquila est délicat à poser, il faut absolument être hyper rigoureux sur la tenue de vitesse d'approche. Oui mais quand t'as beaucoup de vent, que tu majores de 5 kt, et que d'un coup y'a plus de vent, tu te retrouves trop bas, petit coup de gazs, arrivée légèrement trop vite, on réduit tout passé le seuil, et ce fichu planeur (14 de finesse !) refuse de se poser.. puis il s'enfonce d'un coup. chbong... petit rebond.. le kiss ne sera pas pour aujourd'hui, mais je suis content. Je me sens détendu, bien, sur un petit nuage, comme après une petite séance de sport, comme après l'amour.
36 minutes de vol turbulent mais jouissif.
Bertrand
J'oubliais... à cause du plein à ras les goulottes, je me suis fait.. un peu engueulé par mon instructeur qui le prenait ensuite, et qui volait avec un élève de 120 kg. Ils étaient donc trop lourds...
Pas assez d'essence, trop d'essence.. Décidemment, ces pilotes ne sont jamais contents.
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